1 500,00 €
Grand poète et critique symboliste (1842-1898) dont l'œuvre a anticipé et inspiré plusieurs écoles artistiques du début du XXe siècle, telles que le dadaïsme, le surréalisme et le futurisme.
Lettre autographe signée, Paris à son adresse au « 89 rue de Rome », 4 Mai 1889, 2 p oblong in 12 (9 x 11,5 cm), adressée à Jean Thorel*. Traces d’usure.
Belle lettre de Mallarmé qui, prenant appui sur le livre de Thorel « La complainte humaine », affirme son goût pour les ouvrages « qui vont en tout sens » ; Mallarmé aborde également la quête de l’« éternel fonds de Soi-même » qui, lorsqu’il est pénétré de modernité, le fait se sentir à l’aise.
« […] Merci, cher poète : j’aime ces livres qui vont en tout sens, très loin, à la façon de votre Complainte Humaine. On les prend, on les quitte, on rêve avec eux et ils vous poursuivent. Si peu se soucient à présent de ce qui fait l'éternel fonds de Soi-même, et quand cela est pénétré et élargi d'air moderne, je me sens à l'aise! […] »
* Jean THOREL (1859–1916), journaliste et poète. Ecrivain prolixe, il s'essaya à montrer le parallélisme entre le mouvement symboliste français et le romantisme allemand. Cela ne pouvait qu'intéresser Stéphane Mallarmé.