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Georges CLEMENCEAU – Manuscrit autographe "Verdun!" – 1916

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Description

Georges CLEMENCEAU – Manuscrit autographe "Verdun!" – 1916

Georges Clemenceau, dit le Tigre (1841-1929), homme d'État. Fondateur du journal L'Homme libre devenu L'Homme enchaîné. Hostile à l'Empire allemand, il se montre critique contre les gouvernements français en place lors de la Première Guerre mondiale. Président du Conseil, il forme un gouvernement consacré à la poursuite de la guerre pour une victoire totale sur l'Empire allemand. Surnommé « Père la Victoire » à l'issue du conflit, il négocie ensuite la conférence de la paix de Paris, où il affiche une forte hostilité envers l'Allemagne.

Manuscrit autographe (incomplet des 1ere et demi dernière page), Verdun !, 1916, 5 pages in-4, sur pages du Sénat.

Très intéressant manuscrit autographe avec ratures et corrections, paginé 2 à 6, où Clemenceau célébre la résistance de Verdun aux attaques allemandes, paru dans L'Homme enchaîné du 1er mai 1916. La bataille de Verdun (février à décembre 1916) opposa les armées françaises et allemandes. Plus longue bataille de la Première Guerre mondiale et l'une des plus dévastatrices, Verdun fut la « mère des batailles ».

« […]Sans défense, à certaines heures, dispersés dans la plaine, loin du regard des grands chefs, souvent hors de portée du ravitaillement, accrochés à de vagues replis de terrain d’où rien n'a pu les déprendre, ils se sont tenus cois sous les rafales d’une artillerie lourde dont les pièces s’alignaient par centaines et sous le feu desquelles la terre elle-même pantelait. Rien de pareil ne s’était jamais vu du côté de l’attaque ni du côté de la défense. En aucun temps de tels moyens de destruction n’avaient pu être accumulés. […] ».

« […] Honneur aux morts, aux survivants, à tous ceux, grands ou petits, qui ont trouvé dans leurs cœurs indomptables le moyen d’écrire, dans l’histoire de France, une page d’une grandeur qui parfaitement achevée que, dans un monde qui paraissait fléchir sous le poids de l’Allemagne, une immense clameur d’admiration, contenue par le respect, monte vers nos enfants, en une splendeur d’offrande où s’épand l’éternelle reconnaissance de l’humanité. […] ».

«  […] nous avons arrêté, contenu le plus grand flot de barbarie. Il nous reste à le refouler.[…] Il reste à nos vivants le lourd, l’écrasant devoir de se montrer dignes de nos morts. Pas une heure, pas une minute, nous n’avons le droit de l’oublier. […] »

Transcription jointe